plan sequence dans l’exposition “family matters”
Galerie “le courant”
finalisation des travaux et ouverture de l’espace, vernissage de l’exposition commune “FAMILY MATTERS” avec pour participants:
Andrea Montano, Anthony Salvador, Baptiste Mano, Charlotte Vander Borght, Clément Lepenven, Damien Leclerc, David Ostrowski, Elina Belou, Elsa Manceaux, Emmanuel Van Der Auwera, Enrique Giner De los Rios, Erwan Evin, Flavien Berger, Gijs Milius, Julien Cohen, Leslie Martinelli, Louise Boghossian, Margaux Schwarz, Marine Welkenhuyzen, Martin Belou, Max Frintrop, Maya de Mondragon, Michail Pirgelis, Michiel Ceulers, Nancy Moreno, Nicholas Bjerch Andresen, Nicolas Bouthoumieux, Nicolas Tubéry, Nigel Peake, Paul Boudeau, Pol Matthé, Quentin Caille, Raphaël Lecoquière, Régis Jocteur Monrozier,
Robin Lachenal, Sarah Caillard, Sophie Giraux, Stéphane Carpinelli
après plusieurs mois de travaux on a décider de finaliser en priorité notre lieu de diffusion et de faire une premiere exposition, commune, réunissant pour chaque membre de l’atelier une pièce personnelle plus une pièce d’un invité plus une pièce d’un invité d’invité. en tout trois pièce par membre de DE_LA_CHARGE. exposition visible encore jusqu’au 28 avril, dans la galerie LE COURANT.
prochaine exposition le 17 mai
a rougher version, l’episode 2, toujours plus mechant et plus concerné.
rude boy style
Premier épisode issue du protocole dynamique d’échange d’information paris brussels mis en place par flavien berger.
l’idée est de communiquer au travers d’une emission de radio fictive pour apprendre à adresser correctement des infos d’un point à un autre.
follow “les perfomances”
et vive l’art français
Du mouvement perpétuel de la bière à Brussels
Une différence notoire d’avec notre capitale française, c’est qu’ici les gens boivent pour pas cher. Il est évident qu’à tous les niveaux, dans l’organisation sociale, tant architecturale que cosmologique, ce fait a des répercutions notables.
D’abord pourquoi les gens boivent moins cher? Et bien il se trouve que le recyclage en est pour beaucoup. Lors de ma seconde visite du lieu en chantier durant le semestre dernier j’avais pu voir que mes camarades s’étaient procuré un cageot de bière d’une classe remarquable. Ce dernier était jaune vif, en plastique avec sur chaque faces un énorme imprimé “Jupiler” bardé de ses blasons des grands jours. Ce casier avait même une petite poignée en polymère souple, du genre agréable lorsqu’on appuie dessus avec ses ongles, mais l’air de rien, en tapant la causette avec son collègue au retour du supermarché. J’avais été surpris du pli si rapide que mes amis avaient pu prendre concernant le coté vieilles habitudes belges. De celles qu’on croise dans les blagues et les on dit. Alors c’était vrai, chaque foyer dans cette bonne ville de bruxelles s’équipait, au même titre qu’un lot de pack de lait, d’une caisse de bière toujours bien remplies? Je n’en savais pas plus, simplement que ça ne coûtait pas vraiment cher, une histoire de consigne apparemment.. Dans le mille en fait. La consigne mes amis. La consigne est la clef de voûte de ce rêve devenu réalité. Et je ne m’en rendis compte qu’à mon retour définitif il y a quelques semaines, lorsque moi même je fus plus impliqué dans ce complot pacifiste national. La caisse de bière toujours là, arriva à sec et évidemment après un nombre de fois maintenant devenu incalculable. Mes collègues, occupés à gâcher quelques murs d’enduits ou raccorder quelques obscures tuyauteries, me déléguèrent la sainte tâche de rentrer dans le cercle du mouvement perpétuel de la bière belge, et de devenir moi aussi le maillon, l’engrenage magique qui comme par miracle réalise la gymnastique si difficile d’intégrer l’alcool comme une banale boisson rafraichissante au gout fort appréciable qui vous suit dans un quotidien de par ce fait, tout à fait détendu. Je me traine donc au Delaize ma caisse de bière à la main, mon ongle jouant tout seul avec la poignée un peu molle, et en tapant la causette avec erwan qui en fait décida de m’y conduire pour ma première fois. Nous arrivons bientôt dans notre supermarché favori, et erwan me conduit face au service publique le plus remarquable jamais construit dans la grande histoire de l’humanité. Une sorte de façade futuriste munie de deux orifices, l’un pour les bouteilles à l’unité, et l’autre pour les fameux cageots. L’on introduit donc le cageot, quelques faisceaux laser font leur travail de reconnaissance dans un show son et lumière plutôt attrayant, indiquent quelques informations concernant notre cageot plein de vides à la tête pensante de cette machine, et celle-ci, contente de notre offrande, nous offre un bon d’achat de 4,40€ valable sur tout les articles du magasin! La moitié du prix du cageot plein, pour un cageot vide. Magnifique. Nous nous ruons donc pour faire nos courses à moindre coût, bien qu’on ne puisse aller très loin avec cette somme dans n’importe quel magasin européen, nous nous sentions les conquérants de tout un continent, fort de ces 4,40€ nous pourrions accéder à des plaisirs délicats et raffinés, de ceux des grands princes d’orients; un pot de véritable nutella format familiale, ou peut être un pot de miel d’acacia, ou du jambon madrange? Quoi qu’il en soit, comme hypnotisés nous voilà à la caisse du magasin, nous payons, notre bons de vidange fait son travail tant attendu, et nous revoilà comme par magie en possession d’un nouveau cageot de bière à la main. Qui l’avait mis ici? erwan, moi même, les employers de cet établissement respectable? Nous avions de nouveau des bières, Et finalement le bon d’achat avait fait son véritable travail, il nous avait convaincu sourdement de racheter un cageot de bières car le seul moyens messieurs dames d’accéder de nouveau à ce doux plaisir des avantages clients, c’est en nourrissant la machines de canettes de bière, et non pas de pots de nutella format familial. Le seul achat qui amortirait ce bon en en recréant un nouveau, c’est la bière, eh oui.
Nous rentrons à l’atelier, pour ma part un peu confus de cette fabuleuse cascade dont j’avais été l’auteur inconscient. Nous voilà donc au pays de la bière pour de bon, et finalement cette douce prison du commerce de l’alcool rend les choses beaucoup plus fluides. En effet, coté conséquences, on dirait bien que la tendance est à la détente ici, et tout devient plus flou, et tolérable. N’importe qui peut se permettre ici d’être un buveur de bière avant d’être un employé de poste, ou même un vrp. J’ai l’impression même que de par ce fait les gens mettent un point d’honneur à valoriser le plaisir avant l’effort, la vie avant le reste. D’accord j’ai un rendez vous avec madame Von Der Beck pour lui vendre son assurance maladie, mais attention, cela ne m’empêchera pas de boire une bonne bière au soleil, qui se fait si rare de par nos rues. Le poids de tout un mythe aide le peuple belge à appuyer leur crédibilité à ce sujet, et c’est tant mieux. Car plutôt que de pondre des fascistes flippés, inquiets de leur sécurité et de leur hygiène alimentaire, et n’aimant surtout pas son prochain qui pourrait lui piquer son siège dans le métro profitant d’un moment d’inattention, cette philosophie construit des êtres rabelaisiens, plaisants, pas très beaux, modestes, et les pieds bien plantés sur terre pour éviter de se casser la gueule après avoir descendu une sixième jupiler.
LES GRANDS TRAVAUX
Bonjour,
j’actualise ce blog car il va être la zone de névrose personnelle nécessaire pour faire sortir l’actualité de l’atelier que je construis avec le collectif_sin~.
Ici seront postés images, vidéos, sons, et textes relatifs à mon point de vue sur la construction et la mise en place de la structure DE_LA_CHARGE dans un premier temps, puis à propos de l’atelier sin_lab_01 dans un deuxième temps. Le tout en plein coeur, avec les doigts calleux et un plaid sur le dos pour pas avoir trop froid en écrivant sur mon clavier.
Pour rappeler la situation initiale, toujours étudiant à l’ensci j’ai choisi de monter une structure autonome et indépendante permettant au collectif sin~de continuer ses activités. De fil en aiguille, après avoir passer un semestre sous couvert de françois azambourg pour préparer mon départ de Paris, je me retrouve maintenant en stage dans l’association DE_LA_CHARGE asbl. Association qui englobe les différentes modalités de la mise en place du lieu complet (loyer, securité, administration etc). Je suis pris en stage par un camarade également en stage dans la structure mais aussi membre fondateur de l’association, robin lachenal, étudiant des arts déco de strasbourg. Je vais durant mon semestre de stage construire les conditions nécessaire pour que l’atelier DE_LA_CHARGE en devienne vraiment un. Ici donc vous pourrez suivre l’avancée des travaux.
au boulot